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Auto entrepreneur dans l’évènementiel

Vous souhaitez travailler dans l’événementiel sans travailler pour une agence, ou vous souhaitez créer votre propre agence ? En 5 minutes, vous pouvez vous déclarer en tant qu’auto-entrepreneur et commencer votre activité. Découvrez comment devenir auto entrepreneur dans l’événementiel, ainsi que ce que vous devez savoir sur ce statut.

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Découvrir le régime de l’auto-entrepreneur évènementiel

Le statut d’auto-entrepreneur événementiel est très facile à obtenir, mais aussi très facile à gérer au quotidien. Il offre de nombreux avantages, notamment la simplification du régime social et fiscal.
Le régime microsocial de l’auto-entrepreneur consiste à payer ses cotisations sociales en fonction de son chiffre d’affaire. Si vous ne réalisez pas de chiffre d »affaire, vous n’aurez pas de cotisations sociales à payer. Si vous en réalisez un, vous pourrez choisir entre un paiement mensuel ou trimestriel des cotisations.
Quant au régime micro-fiscal, il inclut la franchise de TVA, et des cotisations aux impôts en fonction du chiffre d’affaire également.
Toutefois, pour bénéficier des régimes micro fiscal et microsocial, vous ne devrez pas dépasser 72 500 € HT par an. Si vous développez votre activité et que votre chiffre d’affaire dépasse ce seuil, alors il faudra changer de statut.

Comment s’inscrire en tant qu’auto entrepreneur dans l’évènementiel?

Avant d’envisager de s’inscrire en tant qu’auto entrepreneur dans l’événementiel, il est conseillé de suivre une formation, même si ce n’est pas obligatoire. Cela vous aidera à trouver plus facilement des clients une fois que vous vous serez enregistré en tant qu’auto entrepreneur événementiel.
Plusieurs formations sont possibles :

  • Un BTS communication (Bac +2)
  • Un DUT information-communication, option communication des organisations (Bac +2) : le DUT, tout comme le BTS, pourra être complété par une formation plus spécialisée dans l’événementiel, surtout si vous souhaitez vous spécialiser dans un secteur précis comme la culture ou les sports
  • Une licence pro communication événementielle (Bac +3)
  • Un Master communication événementielle ou un Master Événementiel, Médiation et Ingénierie de la Culture (EMIC) (Bac +5)
  • Une formation spécialisée en école supérieure (école de commerce, école de communication, Sciences Po, etc.) (Bac +5). Parmi les écoles qui proposent de telles formations, on trouve notamment le Celsa, l’EPH (Ecole de communication, tourisme et événementiel), L’Iscom, ou encore l’Istec.

De nombreuses options de formations existent également en ligne (Mooc, CNFDI, Cerfpa…). Pour compléter la formation, il est également conseillé d’effectuer des stages dans des entreprises.
Une fois que vous avez un diplôme et un peu d’expérience, vous pourrez entamer les démarches d’inscription en tant qu’auto entrepreneur évènementiel.
Pour ce faire, il faudra déclarer son activité auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Pour devenir auto-entrepreneur événementiel, il faudra s’adresser à la Chambre de Commerce d’industrie (CCI).
Toutes les démarches se font en ligne, via le site www.autoentrepreneur.urssaf.fr. Il faudra d’abord se créer un compte en ajoutant un justificatif d’identité, puis remplir en ligne le formulaire PO AE, qui constitue la déclaration d’auto-entrepreneur.

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Les cotisations et charges de l’auto entreprise

Les cotisations sociales de l’auto-entrepreneur événementiel s’élèvent à 22 % du chiffre d’affaire réalisé. Ces cotisations sociales sont à régler tous les mois ou tous les trimestres.
Quant au versement des charges fiscales, l’auto-entrepreneur aura le choix entre l’imposition classique (via le prélèvement à la source) ou le versement libératoire.
Dans le premier cas, le revenu imposable correspond à un abattement forfaitaire de 50 % du chiffre d’affaire. Dans le second cas, l’auto-entrepreneur en événementiel devra verser les cotisations fiscales en même temps que les cotisations sociales, à raison de 1,7 % du chiffre d’affaire encaissé. Il devra également s’acquitter de la déclaration d’impôts.

Les aides possibles pour débuter en tant qu’auto-entrepreneur

L’auto-entrepreneur peut disposer de nombreuses aides pour se lancer :

  • L’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise ACRE (ex-ACCRE), qui correspond à une exonération partielle et dégressive des cotisations sociales pendant la première année d’activité
  • L’Aide à la reprise ou à la création d’une entreprise (ARCE) pour les auto-entrepreneurs éligibles à l’Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE)
  • Le Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE), qui constitue un soutien matériel et financier
  • Le Nouvel accompagnement à la création ou la reprise d’entreprise (NACRE), qui permet de bénéficier d’un accompagnement pendant 3 ans et d’un prêt à taux zéro

La protection sociale de l’auto-entrepreneur événementiel

L’auto-entrepreneur en événementiel dépend de la Sécurité Sociale pour les Indépendants (ex-RSI) et bénéficie donc d’une couverture sociale minimale. Cette couverture lui donne le droit à la santé, la prévoyance, la retraite, les allocations familiales et la formation professionnelle.

Auto-entrepreneur événementiel : les métiers à découvrir

Une fois que vous vous êtes enregistré en tant qu’auto-entrepreneur événementiel, vous aurez accès à plusieurs métiers dans l’événementiel. Le métier d’organisateur événementiel est le plus couramment choisi par les auto-entrepreneurs événementiels : il consiste à organiser de A à Z les événements, en choisissant les fournisseurs et les prestataires, et en coordonnant les intervenants. L’organisateur d’événements est en contact constant avec le client, dont il doit savoir identifier les besoins pour pouvoir lui proposer un devis adapté.
Vous pouvez également choisir de créer votre agence événementielle et d’en devenir le chef d’entreprise. Si vous choisissez cette option, vous pourrez très bien garder le statut d’auto-entrepreneur mais sachez que lorsque votre entreprise se développera, vous devrez changer de statut juridique pour passer à une EURL (entreprise individuelle), ou, si vous avez des associés, à une SARL ou SAS.